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 Vol à la Cour ! [Opale]
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MessageSujet: Vol à la Cour ! [Opale] Dim 21 Sep - 14:14



❝Vol à la Cour !

      Kay  /  Opale

Le Prince avançait fièrement sur son imposante monture couleur de la nuit dans la robe contrastait nettement avec le paysage ambiant figé dans les glaces. Sa mission accomplie, il ne lui restait plus qu'à retourner au château et tuer l'ennui entre les rayonnages de la bibliothèque royale ou des cuisses de la reine. Une routine presque trop stable qui avait le don de l'agacer lorsqu'il lui prenait l'envie de partir découvrir le vaste royaume sur lequel il espérait régner un jour. Il rêvait d'un empire où les frontières disparaîtraient et où tous les peuples se courberaient devant Elsa et surtout devant lui lorsqu'elle le laisserait s'asseoir sur le trône. Il avait peu à peu pris de l'importance dans la gérance du royaume et les pouvoirs qu'on lui accordait ne cessaient de s'accumuler au fur et à mesure que ses succès le couronnaient d'une aura triomphante. Il avait lu tout un tas de théorie sur le sujet ainsi que sur les différentes stratégies militaires des siècles derniers.

L'homme s'était rendu aux extrêmes limites du pays pour prendre contact avec un camps de réfugiés qui avaient fuit le Sud envahi par les ogres. Il rêvait de tuer un ogre, les massacrer et libérer toutes les contrées du monde et les gouverner par la pointe de son glaive acéré. Mais, il n'était parti qu'en mission qu'on pourrait qualifié de diplomatique : soumettre les pauvres villageois à l'autorité de la Reine des Neiges, terrifier des enfants, menacer des vieillards, le genre d'actions qui insultait son orgueil et sa soif de danger et de gloire. Le sang qui perlait ses bottes n'était que celui des bêtes sauvages qu'il se plaisait à chasser. Le monde manquait cruellement de guerres mais les choses étaient en train de changer. C'est en tout cas ce qu'il ressentait au plus profond de son cœur glacé qui palpitait depuis quelques temps d'une manière étrange pris entre un sentiment de panique et de délectation de l'inconnu futur qu'il ne concevait pourtant que comme un avenir glorieux.

Alors qu'il était perdu dans ses esprits, ses yeux rêvant vers l'horizon où la neige se mourrait sous les rayons ardents d'un soleil pâle. Peut être ferait-il un détour pour attraper quelques lapins : il servirait au moins à ça, ou peut être un ours, un ours gigantesque qui... Le prince s'enflammait une nouvelle fois. Il n'eut pas le temps d'ajouter davantage d'animaux à sa liste de braconnage que la nature sembla se venger de ses basses intentions. En effet, une pierre venue de nulle part s'écrasa contre son front. Une autre plus massive vint atterrir sur le flanc de sa monture qui, alors qu'il était lui-même un peu étourdi, s'affola et le fit choir lourdement sur le sol. Kay se redressa brusquement en massant sa temps et en pestant contre l’importun qui avait osé s'en prendre au Prince des Neiges. Il brandit son épée, une rage profonde d'avoir été ainsi humilié lui tiraillant les entrailles et repoussa d'un coup de pied la silhouette qui tentait de s'emparer de son fier cheval et qu'il ne distinguait pas bien. Lorsque celle-ci se retourna pour lui faire face, il remarqua un visage doux et tendre qu'il n'aurait su assimiler à l'image qu'il se faisait des voleurs. Deux yeux bleus un peu sauvages le foudroyèrent surpris et il est fort probable que son regard renvoya la même surprise mêlée à cette colère qui ne le quittait quasiment jamais.

« Mais... Une fille ? maugréa-t-il en s'avançant aussi menaçant qu'étonné. »

Son orgueil venait de souffrir un nouveau coup bien placé. Se faire désarçonné le faisait enrager déjà mais le fait qu'il s'agisse d'une femme au corps élancé et non une brute épaisse ce qui n'avait fait qu'accroître la honte qui planait au-dessus de sa tête comme un épée de Damoclès prête à lui fendre le crâne. Il ne comptait pas la laisser s'en sortir sans la contraindre à essuyer l'affront qu'elle avait commis à son encontre et que son esprit orgueilleux lui faisait même apparaître comme un crime de lèse-majesté.


❝ ..une fille ? ❞
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MessageSujet: Re: Vol à la Cour ! [Opale] Ven 17 Oct - 15:09



Reposer les pieds sur sa terre natale était quelque chose de particulier, cela faisait remuer des choses en elle tellement profonde qu’elle se sentait prête à succomber à ce chamboulement et que ses yeux s’étaient mis à briller. Elle n’avait pas fait qu’accepter le compromis avec le Passeur, elle l’avait presque supplié pour qu’il se décide à la renvoyer d’où elle venait. Quand elle avait été touchée par la mini-tempête qui mettait fin à la malédiction, elle avait ainsi pu faire le bilan de ces vingt-huit dernières années. Il n’y avait personne. Comme si sa vie n’était qu’un éternel recommence, personne ne l’avait suivie à Storybrooke, elle avait eu beau chercher pendant plusieurs jours, elle avait dû se résoudre à assumer la vérité. Ici non plus elle n’avait pas pu retrouver Kay, celui par qui toute cette aventure avait finalement commencé. Et quand elle était touchée par des visions de sa fausse existence, elle n’était qu’une enfant à problème, une adolescente paumée qui continuait à chaparder pour survivre. Elle était insignifiante auprès des autres, elle savait que dans un sens ils l’appréciaient là-bas, ils la laissaient voler, comme ce n’était jamais de grandes choses, ils acceptaient et puis qu’est-ce qu’on pouvait bien reprocher à une orpheline, elle avait déjà assez d’emmerde comme ça.

Mais voilà, aujourd’hui c’était de l’autre côté de la barrière qu’elle se trouvait. Elle avait eu la chance de tomber nez à nez avec un ogre, autant dire la pire peur de sa vie, sans doute que toute la forêt l’avait entendu hurler. Le monde était devenu beaucoup plus sauvage et elle avait été tellement surprise par l’imposant monstre qu’elle n’avait pu s’échapper que par sa rapidité à filer et aussi par sa taille fluette qui lui permettait de se faufiler à peu près partout. C’est là qu’elle avait retrouvé le froid. Se frictionnant  les bras à la recherche de chaleur, elle s’était facilement retrouvée avec de la neige jusqu’aux genoux. Rien visiblement, n’avait changé dans cette partie-là du territoire. La Reine des Neiges dominait encore et toujours pour le plus grand déplaisir d’Opale. Quand la nature se retrouvait prisonnière de la neige ou de la glace, celle-ci se retrouvait comme suspendu dans le temps. Plus rien ne pouvait pousser et il n’y avait pas de grands moyens pour gagner sa vie à moins de chaparder et ça, elle savait parfaitement bien le faire.

Voilà pourquoi, elle observait maintenant le magnifique cheval qu’était en train de monter un jeune homme qui était de dos par rapport à elle. Si elle parvenait à le récupérer, elle pourrait en retirer une petite fortune et ainsi pouvoir se nourrir. Alors même qu’elle pensait à la nourriture qu’elle pourrait se procurer ainsi, elle entendit son ventre se mettre à grogner et elle grimaça espérant qu’il n’ait pas pu percevoir le bruit. Elle regarda les moyens dont elle disposait autour d’elle et sourit en voyant les pierres près d’elle. Elle prit la première et la porta à la tête du garçon. Elle en prit une seconde et tapa le flanc du cheval. Elle dut se retenir de rire en le voyant tomber royalement sur son postérieur. Elle sortit de sa cachette et elle se dirigea rapidement vers l’animal mais elle n’eut pas le temps de l’emporter avec elle, que le jeune homme la repoussa. Elle braqua son regard sur lui, le foudroyant sur place. Et elle haussa un sourcil avant d’afficher un sourire moqueur. « Vous pensez vraiment que seuls les hommes en ont dans le pantalon ? C’est pas vrai, mais vous v’nez de quelle époque enfin ! Être misogyne c’est passé de mode ! »

Un petit sourire narquois flotta sur ses lèvres, elle donna une bonne claque dans le flanc du cheval qui se cabra de surprise avant de se mettre à partir au galop. Si elle ne pouvait pas l’avoir, lui il allait devoir lui courir après, elle était bien assez habituée aux longues marches, elle s’en remettrait.
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MessageSujet: Re: Vol à la Cour ! [Opale] Ven 17 Oct - 18:43


Qu'on vous traite comme un homme ?

Vous n'en serez guère moins châtiée !

Toute personne qui sera pris en train de voler se verra aussitôt trancher la main pour que l'envie de voler s'envole avec elle.
Kay & Opale


Remis de sa première surprise, le prince se ressaisit et se laissa aller à détailler davantage la voleuse. Elle était tellement frêle, presque insignifiante à côté des charmes pompeux de la cour. Et pourtant, elle n'en restait pas moins dénuée de charme. Elle avait en effet de grands yeux bleus que le jeune homme évita de croiser une nouvelle fois. Il n'avait apprécié le trouble qui l'avait saisit lorsque leurs regards s'étaient croisés. Il croyait y sentir la douceur surannée de l'enfance et de l'innocence qu'il avait depuis longtemps enterrée. Ses cheveux tendant vers le blond foncé offrait un barrage satisfaisant car ses mèches rebelles ne cessaient de voler au vent. Kay la trouvait aussi belle que laide, ou plutôt il ne savait que penser. Il maintint la pointe de son épée vers celle-ci tout en s'approchant avec curiosité. Bien entendu, une criminelle restait une criminelle. Elle méritait d'être châtiée pour son affront. Et l'attitude pleine de désinvolte à son égard ne faisait que nourrir le fiel qu'il éprouvait à son encontre. Elle l'agaçait presque. Respectant cette doctrine qui devait être d'exaspérer les gens bien éduqués, elle apposa violemment ses mains sur la robe du cheval dans une fessée sévère qui le fit fuir. La mâchoire du prince se contracta face à ce désagrément. On voyait clairement qu'il lui fallait davantage d'effort pour ne pas exploser de colère face à cette importune qui l'avait sorti de ses rêveries. Bien qu'elle avait le mérite de stimuler son quotidien, cette rencontre l'amusait déjà moins, à partir du moment où il lui faudrait courir après sa monture pour récupérer ses affaires. Ses yeux froids brûlaient d'une authentique colère contenue avec sagacité tandis que sa langue qu'il tournait dans sa bouche aspirer avec appétit à une vengeance. Le nouveau sourire moqueur et les propos qu'elle lui lança faillirent avoir raison de son calme peu maîtrisé :

« Vous pensez vraiment que seuls les hommes en ont dans le pantalon ? C’est pas vrai, mais vous v’nez de quelle époque enfin ! Être misogyne c’est passé de mode ! »

Le prince haussa les sourcils. Misogyne ? Quel était donc de mot exotique qui venait lui agresser avec autant de charme ses oreilles. D'autre part, il ne pouvait en effet se vanter de suivre avec assiduité la mode, mais les us et coutumes de la cour lui imposaient de ne pas trop l'ignorer. Il concédait toutefois volontiers qu'il était vêtu comme un chasseur plutôt que comme se le devait une personne de son rang, mais estimait de toute manière n'avoir aucun compte à rendre. Il laissa échapper un soupir. Cette fille boueuse n'avait rien d'une dame vêtue comme il seyait de toute façon et se trouvait bien mal placée pour le trouver démodé ! Il s'approcha encore caressant la nuque blanche de celle-ci avec sa lame tout en pestant d'un air méprisant :

« S'il vous plaît Madame d'être traitée comme un homme, vous serez jugée avec la même impartialité, je puis vous l'assurer. »

Bien qu'il se voulait maître de la situation, il ne l'était nullement. Il se trouvait fort embêté que son étalon ait fuit et il aurait préféré lui courir après pour récupérer ses bagages. Mais il ne pouvait pas non plus laissé la fautive qui méritait amplement d'être punie. Il posa une main ferme sur l'épaule de la jeune femme mais il n'avait rien sur lui pour l'attacher. Il soupira une nouvelle fois. Tuer un ogre devait être plus facile que ramener une femme en vie.

« Vous êtes ma prisonnière, brava-t-il avec peu de conviction, Fuyez et je vous transperce avec mon épée. »

Il n'en fut pas moins surpris de la chaleur humaine que celle-ci dégageait mais se garda de toute autre réflexion.

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MessageSujet: Re: Vol à la Cour ! [Opale] Ven 17 Oct - 21:30



Elle sentait un peu plus la lame appuyé contre la peau dénudée de sa nuque. Elle aurait surement dû avoir peur de ce que cela voulait signifier, de la menace qui pesait sur elle. Malheureusement pour le jeune homme qui semblait bouillonner de rage. Au fond d’elle, elle se trouvait vraiment heureuse de l’avoir provoqué. Cela avait tellement plus de charme, cela avait tellement plus cet esprit d’aventure qu’on se retrouvait menacer par une épée plutôt que de se faire mettre les menottes aux poignets et de finir par passer une nuit au poste du shérif. Quoi qu’au final ce n’était pas si mal, elle détestait tellement se retrouver à l’orphelinat avec les bonnes sœurs qu’elle préférait dormir dehors mais certaines nuits, celle qui était plus fraiche que les autres au moins là-bas elle dormait bien au chaud et elle pouvait discuter avec celui qui était son geôlier pendant quelques heures. En tout cas, cette petite rencontre avait de quoi lui redonner un bon petit coup de fouet et elle sentait l’ensemble de ses sens en alerte prête à fuir dans les quelques secondes à venir ou tout autant à combattre le jeune homme. Comment avait-elle pu croire à l’époque que toute cette vie d’aventure, alors qu’elle était à la recherche de Kay, pourrait un jour lui déplaire ? Après vingt-huit ans dans le petit monde barbant de Storybrooke, elle acceptait tout ce que pouvait lui apporter son nouveau départ ici. Enfin tant que cela ne la conduisait pas immédiatement à la mort.

L’homme qui se trouvait face à elle, était en train de perdre son sang-froid progressivement. Et elle sentait bien la tension nerveuse qui parcourait ses muscles et transperçait ses expressions physiques. Être jugé comme un homme ? Il pensait vraiment qu’il allait réussir à la faire juger une fois au palais. Si elle allait accepter de le suivre sans faire trop de chichi c’est seulement parce qu’elle espérait secrètement que Kay y était encore et que peut-être pourrait-elle ainsi lui parler et lui raviver leur enfance dans sa mémoire. Mais elle était réellement maligne. Sauf que son attitude l’ennuyait profondément. Elle recula un petit peu, dégageant sa main d’un geste brusque de l’épaule. Elle glissa discrètement une main dans son dos pour pouvoir vérifier si sa dague était toujours bien en place et elle eut un petit sourire sardonique aux lèvres. « Ne préjugez pas aussi facilement de votre pouvoir sur moi petit roi d’Opérette. Vous m’emmenez directement là où je désirais me rendre. Alors je ne suis pas votre prisonnière, vous êtes juste mon guide. »  Elle le dépassa et prit la direction de l’étalon en suivant les traces dans la neige, le voyage serait toujours plus rapide avec lui pour les transporter. Elle avançait à un rythme plutôt soutenu et à quelques mètres de distance de l’homme, elle se retourna pour l’observer. « Je vous conseille de bouger plus vite que ça, j’aimerais bien arriver là-bas avant la nuit, après tout je n’ai pas que ça à faire et je pense que plus notre moment d’intimité sera court et mieux ça sera pour nous deux. Les êtres qui sont antipathiques et qui se pensent supérieur ça a tendance à me taper sur le système. »
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MessageSujet: Re: Vol à la Cour ! [Opale] Ven 17 Oct - 22:04


Qu'on vous traite comme un homme ?

Vous n'en serez guère moins châtiée !

Toute personne qui sera prise en train de voler se verra aussitôt trancher la main pour que cette envie s'envole avec son membre coupé.
Kay & Opale


La jeune femme était un chef d'œuvre d'incompréhension et donc de frustration pour le jeune prince. Pourquoi ne le craignait-elle pas comme tous les autres habitants du royaume ? Même les étrangers et les voyageurs avaient entendu parler de son inflexibilité à faire régner l'ordre et une discipline de fer sur ces terres. Comment pouvait-elle être ignorante à ce point et lui parler sur ce ton presque ironique qui ne manquait pas de l'agacer au plus haut point, lui qui habituellement était d'une froideur exemplaire.

« Ne préjugez pas aussi facilement de votre pouvoir sur moi petit roi d'Opérette. Vous m'emmenez directement là où je désirais me rendre. Alors je ne suis pas votre prisonnière, vous êtes juste mon guide. »

Le sang pourtant si froid du jeune seigneur bouillit dans ses veines. Elle ne se contentait pas de le railler, elle le méprisait. Il fronça les sourcils à la simple évocation de « petit roi d'Opérette » qui n'avait rien de flatteuse pour lui alors qu'il n'avait eu de cesse de prouver sa valeur avec son épée et non apparaître comme un parfait opportuniste. Elle le prenait même pour un « guide », appellation qui le fit contracter les poings. Il n'avait rien d'un bouseux pourtant ! Il était de noble extraction après tout ! Elle pensait pouvoir s'infiltrer aussi facilement à la Cour sans aucune difficulté ce qui prouvait bien de sa prétention. La demoiselle passa devant lui pour suivre les traces du cheval en fuite. Il la laissa ainsi le devancer sans la perdre de vue pour autant, marchant à une allure raisonnable, son épée à portée de main pour châtier l'insolente s'il le fallait. Au bout de quelques mètres, elle se retourna pour lui dire nonchalamment :

« Je vous conseille de bouger plus vite que ça, j'aimerais bien arriver là-bas avant la nuit, après tout je n'ai pas que ça à faire et je pense que plus notre moment d'intimité sera court et mieux ça sera pour nous deux. Les êtres qui sont antipathiques et qui se pensent supérieurs ça a tendance à me taper sur le système. »

Le temps qu'elle lui jette à la figure ces paroles peu sympathiques, il l'avait rejoint et lui faisait face avec un visage glacial. Il grinçait des dents sous le coup de ses provocations. Et, sans savoir vraiment pourquoi, il ne put davantage se contenir et il la gifla. Il n'avait pas pour habitude de frapper une femme mais celle-ci voulait qu'on la traitât comme un homme ce qu'il entendait bien faire. Il la regarda avec sévérité. Porter un coup l'avait un peu calmé et il put s'exprimer avec plus de calme et une fausse courtoisie dans la voix :

« Premièrement, je ne suis pas un roi mais prince mais je mérite ma position si c'est que vous insinuez. Je suis LE Prince. Je suis le fils de la Reine des Neiges. Et ça ne me dérange pas de passer la nuit dans la forêt moi ! Je ne souffre pas du froid comme vous. Et... poursuivit-il, Oh et puis je m'en fiche en fait. Pense ce que tu veux de moi. Je n'ai pas à me justifier devant des personnes comme toi. »

Il haussa les épaules et la dépassa à son tour. Il n'avait plus envie de jouer avec elle. Si elle se sauvait, elle se perdrait dans les bois et elle mourrait de froid ou tuée par une bête sauvage. Il n'avait même pas besoin de lever le petit doigt pour s'occuper de son cas. Il n'y avait même pas de témoin pour son indulgence. Il n'aurait qu'à faire comme si de rien n'était et si la demoiselle se montrait gênante, Elsa n'aurait qu'à envoyer un blizzard à sa rencontre pour s'occuper de son cas. Ce n'était pas son travail après tout. Il ajouta cependant avec plus de calme :

« Ça vous avance à quoi d'insulter les gens qui vous sont bien plus supérieurs en qualités ? Il aurait été plus sage de faire appel à ma clémence et s'excuser humblement de m'avoir attaqué sans raison et avec si peu d'honneur. »

Pouvait-il seulement lui pardonner l'affront qu'elle avait porté sur sa maison ?



Dernière édition par Kay Arendelle le Ven 17 Oct - 22:16, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Vol à la Cour ! [Opale] Ven 17 Oct - 22:12



Elle sentait la marque cuisante de la gifle sur sa joue, elle resta un moment le visage tourné dans la direction qu'avait pris sa tête sous la force du coup. Cet être était sans doute le plus méprisable qu'elle avait pu rencontrer de toute son existence et pourtant elle en avait rencontré des personnes peu recommandables. Mais finalement ceux qui possédaient le plus de pouvoir, étaient encore pire que la racaille des bas fonds. Elle finit par accuser le coup et elle se tourna à nouveau vers ce « prince » d'opérette, redressant le visage face à lui. Elle était certes blessée dans son amour propre mais il ne pourrait pas détruite sa témérité. Pour autant elle se sentit se décomposer au fur et à mesure de ce qu'il lui disait. Ce n'était pas que ses paroles venaient la torturer, c'était bien plus profond que cela. Il était le fils de la Reine des Neiges. Et ce fils-là, cet homme un peu gringalet qui  s'affichait avec autant de suffisance à la face du monde. Cet homme avait été autre fois un petit garçon et ce petit garçon avait été son meilleur ami, celui pour qui elle avait tout donné, pour qui elle avait remis toute sa vie en jeu. Il était là devant elle, elle avait du mal à le croire. Mais surtout elle avait du mal à faire le lien entre le garçonnet qu'elle avait connu et cet être tout à fait singulier qu'il était devenu. Gerda avait la tête qui tournait, son estomac se contractait douloureusement et elle se sentait prête à tomber au moindre instant. Il aurait fallu la pousser, ou à peine souffler pour qu'elle tombe dans ce lieu blanc neigeux. Il fallait qu'elle se reprenne, et après quelques inspirations douloureuses, elle prit la peine de répondre. « Vous pensez tellement que votre manteau de fourrure vous sauvera du froid. Mais croyez moi, après toutes les nuits que j'ai passé dans cette forêt ou dans une autre, dans une jungle où chaque recoin cache le pire des monstres, je survivrai encore à cette nuit glaciale. Car moi je suis née ici, j'ai grandis dans cette contrée et dans bien d'autres, j'ai connu la vie alors que vous n'avez fait que de l'effleurer du bout de votre arme. »

Elle laissa sa Majesté passer devant elle, elle remit son capuchon sur ses cheveux pour pouvoir garder au maximum la chaleur à travers ça tenue et elle se mit à nouveau en marche. Elle ne put s'empêcher de rire en l'entendant parler, il était pitoyable. « Oh non vous n'êtes pas sérieux ?! Vous vous pensez vraiment supérieur à moi ? Ce n'est pas parce que vous portez un titre, parce que vous savez manier l'épée que vous êtes supérieur à quelqu'un. J'aurais demandé des excuses si j'avais véritablement estimé que j'avais dépassé les bornes et qu'en effet vous étiez une personne de qualité, avec des principes qui imposent le respect que j'estime devoir aux gens. Mais pour vous … Enfin pour toi Kay, je ne pense pas que tu mérites quelque chose de ma part. Tu pètes plus haut que tes fesses petit prince. Mais tu n'es que le fils adoptif de la Reine. Tu es né dans le même ruisseau que moi. Tu as grandis dans la maison à côté de la mienne. Et si je suis devenue une personne de valeur, en essayant de percer dans une quête veine, toi tu es devenu l'homme le plus prétentieux du monde. Quand je pense que j'ai tout sacrifié pour te retrouver. Si tes parents te voyaient, si tes parents savaient, ils auraient honte de toi. En tout cas moi j'ai honte de voir ce que tu es devenu. » Pour mettre un peu plus de puissance dans ses paroles, elle cracha aux pieds de sa Majesté. retourna pour l’observer.  
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MessageSujet: Re: Vol à la Cour ! [Opale] Ven 17 Oct - 22:24


Qu'on vous traite comme un homme ?

Vous n'en serez guère moins châtiée !

Toute personne qui sera prise en train de voler se verra aussitôt trancher la main pour que cette envie s'envole avec son membre coupé.
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La jeune fille de basse extraction et à l'attitude plus que vulgaire, irritante et même suicidaire semblait avoir un don particulier pour sortir le noble de son calme glacial habituel. Il n'était pas accoutumé à ce qu'on ne tremblât pas devant seulement quelques uns de ses mots. Personne, en dehors de Jack ou de sa mère Elsa bien entendu ne se serait permis de le contredire et encore moins de le provoquer ouvertement. Après réflexion, même son ami Frost n'était pas autorisé à aller aussi loin dans les familiarités. Tout le monde dans le royaume se pliait devant soit ses volontés soit sous ses coups si on n'obtempérerait pas à ses injonctions sur le champ. L'impudente devait soit être folle, masochiste ou encore ne pas tenir vraiment à la vie pour se jouer ainsi du Prince des Neiges. Elle l'avait d'abord agressé sans raison alors qu'il rentrait chez lui sur le dos de son fier destrier. Elle l'insultait à présent. Et ensuite ? Kay ne pouvait tolérer un tel comportement, et pourtant, elle vivait encore... C'est qu'il se disait aussi que, peut-être, cette demoiselle avec bien peu de manières devait surtout ignorer les coutumes et les lois de ce royaume pour la simple et bonne raison qu'elle venait d'y arriver. Or, un décret royal imposait que tout voyageur suspect soit arrêté et interrogé. L'étrangère ne lui paraissait que trop peu vêtue pour être du coin. Pour dire vrai, le jeune homme n'avait jamais vu un tel accoutrement. D'où venait-elle ? La Reine serait très certainement intéressé par cette prisonnière. Si elle s'avérait inutile, il n'y aurait alors qu'à la relâcher ou lui faire expier ses nombreux affronts qu'elle ne cessait de cumuler à son encontre. Il comptait bien lui faire payer cet ennuyeux voyage... car la jeune fille ne cessait de se plaindre et de multiplier ses railleries, mettant la patience du prince à rude épreuve. Kay l'aurait bien volontiers ignorée mais il ne pouvait s'empêcher de répondre le plus calmement possible et non sans agacement à chacune de ses protestations qui mettaient à mal son honneur et sa patience dont les limites avaient déjà été repoussées depuis un bon bout de temps. Un dialogue de sourd tendant à la joute verbale de bas étage semblait s'être instauré entre les deux protagonistes qui se relançaient la pierre sans réellement chercher à se comprendre ni même à s'écouter d'ailleurs tout en avançant dans la neige glacée qui recouvrait depuis des siècles les Terres Septentrionales.

« Oh non vous n'êtes pas sérieux ?! pesta l'étrangère.
–– On ne peut plus sérieux, répliqua le jeune homme en haussa les épaules pour tenter de feindre l'indifférence totale à tout ce qu'elle pouvait bien lui dire tant il la considérait comme... insignifiante.
–– Vous vous pensez vraiment supérieur à moi ?
–– Cela va sans dire car cela est vrai, trancha-t-il avant de l'ignorer totalement tant son réquisitoire à l'encontre de son statut royal l'exaspérait. Continuez de geindre si cela vous plaît, je m'en contrefiche. Je ne vous entends pas, ma chère. Le vent souffle trop fort. »

Il en avait déjà assez de cette insolente. Ne pouvait-il pas diable faire justement un temps exécrable pour que le hurlement du vent du Nord dans ses oreilles balayât les leçons de morale malvenues de cette voleuse. Il aurait au moins du lui trancher la main pour lui apprendre qu'on ne plaisantait pas avec ce genre de bassesse dans cette belle contrée. Il n'était pas trop tard pour réinstaurer un peu d'ordre après tout.. Peut-être finirait-elle pas se fatiguer elle-même à force de s'époumoner. Il lui semblait même qu'elle ralentissait peu à peu l'allure sans qu'il ne cherchât pour autant à ralentir la distance qui les séparait. Il y trouvait un peu de répit et il avait même l'impression d'avoir de nouveau réussi à s'enfermer dans ses propres pensées comme il le faisait depuis qu'il est tout petit, ou du moins, depuis que remontaient ses derniers souvenirs. Il aperçut finalement sa monture et, par un seul sifflement, la fit détaller vers lui. Il caressait son museau chaud et doux alors que la jeune fille le rattrapait et paraissait prête à achever son interminable propos d'une manière des plus originales qui ne manquerait pas d'ébranler profondément le jeune Prince : « Kay. » Elle venait de l'appeler par son prénom, chose que les vilains n'avaient surtout pas le droit de faire. Mais... le plus étrange restait qu'il était fermement convaincu ne lui avoir jamais dit comment il se prénommait. Comment diable le connaissait-elle alors ? Le garçon frissonna à cette simple appellation et se retourna vivement pour dévisager l'inconnue, en oubliant même son cheval. Elle avait toute son attention à présent.

« Je ne pense pas que tu mérites quelque chose de ma part. Tu pètes plus haut que tes fesses, petit prince, clama-t-elle. »

Ainsi elle avait décidé de l'attaquer de nouveau par de vaines paroles empruntes d'images particulièrement galvaudées. Seul son orgueil était atteint par ce genre de bassesse. Certes, cela avait le don de l'énerver, mais cela ne lui serait nullement profitable. Elle finissait de creuser sa tombe en se comportant de la sorte. Kay serra les poings tout en contracta la mâchoire. S'il avait pu ranger son épée pendant la marche, il était bien tenté de la dégainer et transpercer la gorge de l'impertinente pour que plus un seul mot abject ne sorte d'une si jolie bouche. Son regard se perdit dans celui de la jeune fille alors qu'elle poursuivait : « Mais tu n'es que le fils adoptif de la Reine. Tu es né dans le même ruisseau que moi. »

Le prince se détacha aussitôt des yeux bleus qui l'attiraient tant, malgré son tempérament et son mépris. Elle allait beaucoup trop loin ! Comment connaissait-elle tous ces détails sur lui ?! Elle pouvait aller jusqu'à le voir comme un bâtard si elle voulait, le mal était déjà pleinement fait. Elle osait le ramener à elle comme s'ils étaient de la même trempe, de la même espèce ce qu'il ne pouvait décemment pas concevoir. Il était impensable qu'il ait pu tremper dans la même merde que cette fille ! Il la tuerait sur le champ, de ses propres mains pour taire ce flot d'inepties. Il le fallait. Son honneur, sa fierté, son trône-même en dépendaient !

« Comment oses-tu ? tempêta-t-il sentant bouillir en lui une colère qu'il ne s'était jamais cru capable de ressentir alors que son cœur recommençait à s'emballer. Comment oses-tu me parler comme ça ?! Tais-toi ! »

Il s'approchait déjà vers elle pour la ruer de coups, pour extérioriser toute cette colère restait entassée dans les derniers recoins de son cœur encore préservés de la glace et de l'inhumaine impartialité. Pourquoi ça faisait aussi mal ? Pourquoi craignait-il qu'elle continue ce qu'il savait n'être qu'un tissu de mensonge de toute manière ? Pourquoi ? Ce n'était que des mots, des babillages infondés après tout... Il fallait la faire taire. Mais ses pieds refusaient d'avancer pour lui permettre ensuite d'asséner le premier coup et la soumettre à la loi du silence. Ses mains tremblaient. Cela n'empêchait pas le demoiselle de poursuivre car il réussissait tant bien que mal à dissimuler le trouble qui l'assaillait de toute part par sa faute. Il était fermement convaincu que si elle se rendait compte que ses propos faisaient enfin mouche, elle en profiterait pour prendre définitivement l'ascendant sur lui. Peu à peu les mots durs, amers qu'elle lui lançait avec délice pesaient de plus en plus sur sa tête trop fière et peut-être trop lourde désormais...

« Tu as grandi dans la maison à côté de la mienne. Et si je suis devenue une personne de valeur, en essayant de percer dans une quête vaine, toi tu es devenu l'homme le plus prétentieux du monde. Quand je pense que j'ai tout sacrifié pour te retrouver. Si tes parents te voyaient, si tes parents savaient, ils auraient honte de toi. En tout cas moi j'ai honte de voir ce que tu es devenu, conclut-elle, enfin, en crachant à ses pieds et en relevant ses yeux bleus pour observer plus finement ses réactions. »

La réaction du garçon fut immédiate. Kay s'effondra sur la neige tendre qui avait constitué son monde ces dernières années. Un monde de stabilité et de sécurité qui semblait se fissurer parce que l'étrangère venait s'amuser à lui donner un passé qui n'existait pas. Sans Elsa il serait mort de froid. Sa vie commençait auprès de la souveraine. Le reste n'avait aucune importance. Et pourtant... Ces cauchemars, ce flou sur son enfance... Le prince secoua la tête en enfouissant ses doigts dans le froid. Elle mentait. Ce qu'elle disait relevait de la pure chimère et il était suffisamment bête pour s'en retrouver affecté. Il se maudissait terriblement, encore plus que cette impertinente qui venait de lui parler aussi mal.

« Menteuse ! Tais-toi ! protesta-t-il en se débattant contre ses vieux démons, Tu ne connais rien de moi ! Mes parents sont morts, il y a longtemps déjà... Et c'est sans importance ! »

N'étant pas habitué à de si vives émotions, il hoqueta. Son cœur glacé le tiraillait beaucoup trop. Il acheva de se défendre avec une mise en garde qu'il murmura d'une voix blanche : « Un mot de plus et je te tue... »

Aux vues de la situation, cette menace ressemblait finalement bien plus à une supplique qu'à une véritable injonction. Il serrait entre ses doigts un sac minuscule qu'il avait récupéré sur sa monture comme s'il s'agissait d'un dernier rempart contre la folie que lui promettait les propos de cette abominable enfant.

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MessageSujet: Re: Vol à la Cour ! [Opale] Ven 17 Oct - 22:29



« Tu es en train de perdre pied Kay car tout ce que tu crois est bâti sur de mauvais fondements. Je ne cherche pas à te rendre malheureux ou fou. Je ne cherche pas à détruire cette vie qui tu t'es construit avec ta Reine. Je cherche juste à t'ouvrir les yeux sur la réalité d'un monde que tu ne sembles pas connaître au final. » Tout doucement, alors que quelques instants plus tôt elle sentait tellement de rancœur et de fureur parcourir son corps, son cœur et son âme, elle s'agenouilla à son tour dans la neige. Gerda avait écouté toute sa plaidoirie, elle avait écouté ses suppliques, la plus forte étant qu'elle finisse par se taire. Elle se doutait bien que le moment qu'il vivait était douloureux mais elle n'avait pas fait tout ce chemin pour finalement s'arrêter là. Certes elle avait retrouvé Kay, un jeune homme qui n'avait plus rien à voir avec l'enfant qu'elle avait connu. Il était aussi froid que la glace, son cœur était devenu de la pierre et pourtant. Tous ses souvenirs d'enfance en sa compagnie était si tendre. Elle ne pouvait pas croire, elle refusait catégoriquement de croire qu'il avait tout oublié et que de ce fait, il avait fini par l'oublier également. Il avait raison sur certains points néanmoins. Gerda n'avait pas pu retrouver le chemin de chez elle, de ce foyer qu'elle avait quitté quelques jours ou semaines après Kay. Après tout, avec la malédiction et son voyage à Storybrooke qui avait duré plus de vingt-huit ans, elle avait perdu à peu près toutes les notions de temps et surtout celles d'ici. Sans doute que les parents du jeune garçon étaient maintenant morts depuis bien longtemps. Tout comme les siens. Le monde qu'elle avait connu avant avait tellement changé. Les ogres avaient de ces lieux magnifiques, des immenses gardes-manger dont elle avait peu de doute sur la provenance de la nourriture carnivore. Mais cela n'empêchait pas qu'elle, elle se souvenait de leur petit village. De cette maison, de cette chambre face à la sienne, qu'elle ouvrait à la volée le matin pour rencontrer le petit garçon d'à côté. Il suffisait d'un regard entre eux-deux pour qu'ils se comprennent, qu'ils filent dans les escaliers et se retrouvent dans le jardin. Sa disparition avait été un crève cœur pour elle. Elle n'avait jamais pu s'en remettre. Ensuite c'était elle qui avait fuis, persuadée qu'elle allait le ramener. Il y avait eu l'épisode du fleuve, et de cette vieille sorcière qui voulait la garder à jamais pour elle. Elle se souvenait encore du délicieux et délicat parfum des fleurs de son jardin. Il y avait eu ce prince qu'elle avait confondu avec son très cher Kay. Le couple d'amoureux lui était venu en aide dans sa quête de le retrouver. Puis pour finir les années de vagabondage et de vol pour satisfaire les désirs de richesse des voleurs qui l'avaient attrapé un jour. C'était un véritable périple qu'elle avait fait à travers le pays, tout cela l'avait marqué. Tout n'avait pas été toujours rose loin de là mais cela constituait sa personnalité et dans un sens elle était fière de ce qu'elle avait accomplis.

« Tu peux me menacer de me tuer mais après tout, je préfère parler quand même. Je sais de toutes les manières que si je finis par arriver à ton château et même en vie, tu me feras décapiter. » Elle prit un petit instant pour réfléchir avant de rire. « Non en fait je suis bien trop bête, la décapitation c'est quelque chose qui est réservée aux nobles, moi je n'aurais le droit qu'à l’écartèlement ou la pendaison. » Elle fut prise d'un petit frisson d'angoisse mais maintenant qu'elle était lancée autant qu'elle en finisse avec ce qu'elle avait à lui dire. « Je ne cherche pas à t'embrouiller l'esprit. Si tu ouvres les yeux, si tu ouvres ton cœur alors peut-être que tu te souviendras de moi, de nous … Essaie de chercher dans tes souvenirs enfouies, une petite fille aux cheveux blonds et aux yeux d'un gris mystérieux. Gerda, elle s'appelait Gerda à cette époque-là. Nous étions les maisons l'une à côté de l'autre. J'ai toujours cru qu'en tendant le bras, on finirait par se toucher l'un et l'autre tellement on était proche. Nos mères désespéraient de nous voir trainer toujours l'un avec l'autre. » Elle ferma doucement les yeux. « Est-ce que tu te souviens Kay, de la chatouille du soleil sur notre visage quand on contemplait le ciel ? De l'odeur délicieuse d'une tarte que maman laissait refroidir sur le bord de la fenêtre ? Ou encore, de nos mal de ventre mémorables quand on devait cueillir les cerises sur l'arbre au fond du jardin et que la récolte finissait principalement dans notre estomac ? » Elle détourna la tête, chassant d'un geste de la main, les premières larmes qui indiquaient son émotion vis-à-vis de lui. « Est-ce que tu te souviens de notre fleur ? La plus délicate et la plus parfaite qui pouvait exister au printemps ? » Elle tenta alors de faire quelque chose qu'elle n'avait pas fait depuis des années, voir des siècles. La vieille sorcière lui avait fait part d'une partie de ses dons, estimant la fillette comme étant sa propre fille. Elle avait toujours déploré le fait que dans son jardin, il n'y avait aucune fleur qui pouvait raconter l'histoire de Kay et lui indiquer où il pouvait bien se trouver. A l'époque elle n'avait pas penser qu'elle pouvait peut-être tenter cela. Elle gratta alors la neige, de toutes ses forces, quand elle sentit une couche de glace en dessous, elle s'aida de son couteau pour pouvoir atteindre la terre. Au bout de plusieurs minutes, elle avait réussi à percer un trou assez grand dans le manteau hivernal. Elle se concentra une première fois et tenta. Il ne se passa rien. Elle tenta une deuxième fois puis une troisième fois sans résultat. Gerda commença doucement à s'énerver, prête déjà à laisser tomber. Elle respira fortement plus d'une fois pour pouvoir revenir au calme, puis elle tenta à nouveau. Doucement, tout doucement, un bourgeon perça le sol, montant un petit peu. Elle sentit la plante rester en stase pendant quelques instants avant de s'ouvrir. La rose était d'un rouge éclatant à travers la neige. Les couleurs du printemps, de l'été et de la chaleur. Elle en caressa doucement les pétales avant de regarder à nouveau Kay. « Tu te souviens des roses? » 
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MessageSujet: Re: Vol à la Cour ! [Opale] Ven 21 Nov - 20:23


Qu'on vous traite comme un homme ?

Vous n'en serez guère moins châtiée !

Toute personne qui sera prise en train de voler se verra aussitôt trancher la main pour que cette envie s'envole avec son membre coupé.
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Replié sur lui-même, le prince écoutait d'une oreille troublée les propos de la jeune fille. Elle ne tenait pas à se taire. Elle voulait persister dans la calomnie malgré ses menaces. Ne tenait-elle donc que si peu à la vie ? Kay serrait très fort son petit sac porte-bonheur, se concentrant sur lui. Il le fallait. Il ne devait pas entendre les mensonges qu'elle comptait déverser dans son esprit pour le torturer et triompher de lui. Il voulait être fort, être le vainqueur, quoi qu'il advînt. Il seyait mal au prince d'Arendelle de reposer, perdu, le cul dans la neige. Il n'était plus un enfant ! Il ne l'avait jamais été tout à fait... Il ne pouvait soutenir les propos de cette ignoble voleuse ! Il fallait qu'elle se tût, qu'elle arrêtât cette mesquine torture de l'esprit. Pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de continuer.

Elle ne craignait pas le joug de la mort sur elle, affirmant que de toute façon, elle serait décapitée ou pendue au palais. Elle n'avait pas forcément tort mais au palais on préférait faire du corps des criminels des sculptures de glace... Mais elle pouvait très bien s'avérait utile à la Reine, dans ce cas, elle pourrait vivre, un peu ou davantage, selon sa coopération. Elle insistait toujours pourtant, clamant son nom, Gerda, le répétant sans cesse comme s'il eut fallut qu'il lui revînt en mémoire comme par enchantement. Gerda... Ce nom ne lui disait que peu de choses cependant. Il hochait négativement de la tête ce qui n'arrêtait pas la petite voleuse dans son élan. Elle multipliait les références à leur hypothétique enfance passée ensemble, mais, à chaque fois, le jeune homme répondait par la négative sans souffler un seul mot. Il était définitif, il ne la connaissait pas, ou, tout du moins, il ne fallait pas qu'il l'eût connu. Il était le fils d'Elsa d'Arendelle et il avait toujours connu l'horizon définie par ces montages enneigées.

Visiblement à court d'arguments, de souvenirs ou autres moyens pouvant le troubler, l'étrangère s'arrêta un instant avant de lui parler de fleurs.. Pourquoi faisait-elle ça ? Il n'y en avait pas dans ces contrées glacées de toute façon... Du moins... Pas en hiver ! C'était insensé ! Ces petits êtres végétales étaient faibles, elles mourraient dès les premières gelées. La neige au contraire y régnait en souveraine suprême, éternelle. C'était ça, la véritable beauté. Le printemps n'avait définitivement pas de place en Arendelle ou dans son propre cœur maudit. Les roses.. Elle se tut à nouveau lui laissant un répit plus long. Kay releva alors la tête et la regarda avec plein de méfiance et de suspicion. Qu'était-elle en train de faire. Elle semblait vouloir creuser la neige et se concentrait au-dessus d'elle comme si elle eut voulut la faire fondre. C'était particulièrement absurde. Personne ne pouvait s'opposer à l'éternel hiver de sa grande souveraine. Et pourtant, elle semblait concentrée au plus haut point. Jusqu'au moment où, une formule tige s'éleva doucement dans les airs avant de s'ouvrir délicatement pour dévoiler de sombres pétales rouges. C'était comme si la neige, elle-même, saignait. La blessure se tenait là aussi frêle que prétentieuse au milieu du paysage. C'était une véritable hérésie.

Le corps du garçon fut parcouru de frissons. Il aurait bien aimé se lever et écraser cette insulte au pouvoir de sa reine, mais il s'en sentait incapable. Cette fleur... Ce rouge... C'était d'un laid ! Et pourtant, il appréciait cette laideur autour de l'éternel monochrome de l'hiver qui l'entourait. Il pesta, pour se garder l'honneur de contre-dire la demoiselle, mais cette fluette apparition avait tout de même réussi à l'émouvoir. Après quelques efforts, il réussit à se relever et s'approcha de la fille qu'il empoignât en piétinant, sans faire attention, la tâche rouge qui mourrait déjà sur le sol gelé : « J'ai toujours détesté les fleurs... »

Oh, il ne l'avait pas fait exprès. Il ne voulait juste pas voir l'évidence, l'extra-ordinaire qui le sortait de la routine et qui menaçait la quiétude de ses chers bois enneigés. La neige d'Elsa était divine, mais cette forme de vie plus organique lui paraissait tellement... monstrueuse ! Qui était donc cette sorcière aux si mauvaises manières ? Il avait l'impression de la connaître.. Il le sentait au fond de son cœur gelé, mais peut-être n'était-ce qu'une illusion. Il préférait rester prudent. Il serra subitement sa prise sur son poignet et l'attira vers lui. Il sentait l'odeur boisé de ses cheveux. Ça puait l'été et les fruits ! Mais c'était intéressant... Il fronça les sourcils alors que son cœur menaçait une nouvelle fois de s'emballer et la tira vers son cheval où il lui demanda d'un ton un peu bourru : « Tu rentreras au château avec moi ? »

Ce n'était qu'un ordre maladroitement déguisé en question. Elsa serait très intéressée par une personne qui pouvait sentir les fruits des arbres et faire pousser les fleurs. C'était une menace pour le Royaume, mais, peut-être cette magicienne trouverait une raison d'exister à la Cour de la reine, si elle lui faisait allégeance. C'était en tout cas la raison officielle qui poussait le prince à la ramener avec lui pour l'enfermer dans sa prison dorée. Mais, au fond de lui, il savait très bien qu'il voulait en connaître davantage sur elle et prouver que ce n'était qu'une perfide. Pourquoi une part de lui voulait croire à ce mensonge ? Il ne pouvait pas la laisser partir, pas après qu'elle eut ainsi ouvert une plaie béante vers son passé qu'il avait oublié. Il serra un peu plus fort le poignet de la vagabonde, comme par peur que, par un tour de magie dont elle aurait le secret, elle ne se changea en hirondelle pour s'envoler vers les pays chaud, loin de l'hiver et loin de lui.




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