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Forum RPG dérivé de la série Once Upon A Time
 

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 Eh bien, c'est l'histoire d'un petit ourson qui s'appelle… Arthur
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MessageSujet: Eh bien, c'est l'histoire d'un petit ourson qui s'appelle… Arthur Lun 20 Juil - 14:50



Mateo Arthur Lloegyr


Bonjour tout le monde. Je m'appelle Mateo Lloegyr. Ce nom ne vous dit peut-être rien mais il fut un temps où l'on m'appelait le Roi Arthur, ou Arthur Pendragon ou encore le Sanglier de Cornouailles comme dans la légende Arthurienne. Sinon j'ai 29 ans et je vis à Storybrooke. En savoir plus sur ma vie ? Eh bien je peux vous dire que je suis marié mais mon couple bat dangereusement de l’aile et que je suis également sans emploi, la reconversion pour un roi c'est compliqué . On me dit souvent que je ressemble à Iwan Rheon mais ce n'est qu'une question de point de vue. Oh j'allais oublier, je prends je crédites : Bazzart

Arthur, le jeune et vaillant Arthur Pendragon est bien différent du Mateo Lloegyr qui foule les rues de Storybrooke. Arthur était loyal, juste, intègre et à l’écoute. Paternaliste surtout. Il avait tendance à couver ses chevaliers comme un père. Il était fier de chacun d’entre eux, même lorsque la situation ne les valorisait pas. Même s’il haussait la voix et faisait preuve d’autorité assez régulièrement, il voulait toujours faire en sorte que ses camarades se sentent le mieux possible. Alors, même s’il prenait sa quête au sérieux, Arthur ne manquait pas d’humour et d’autodérision. C’était un homme aimant la vie et l’humanité. Il ne rêvait que de justice. Certains seigneurs disaient de lui qu’il était laxiste. Lui, se voyait comme un homme juste et bon. Du moins, il essayait de l’être. Pour autant, il n’était pas parfait. Son impatience était de plus en plus fréquente au cours de sa quête, ce qui engendrait souvent des crises de colère. Aussi, l’un de ses plus grands défauts est sans doute son infidélité. Il n’a jamais réussi à se vouer corps et âme à une seule et unique femme, que ce soit au royaume de Logres ou à Storybrooke.
Mateo est différent par bien des aspects. Il est l’image du désespoir qu’Arthur a ressenti avant d’être frappé par la malédiction de Régina. Mateo, qui veut pourtant dire Don de Dieu en breton, n’a plus la foi. Le Graal, Excalibur, la Gloire, l’Honneur, tout cela il n’y croit plus. Il a peut-être été choisi par les Dieux, mais les Dieux existent-ils seulement à Storybrooke ? Et si le Graal n’était qu’une ineptie, un mirage ? À Storybrooke, Mateo ne sait plus ce qu’il est : plus de royaume, plus de Table ronde. Il ne sait pas quoi faire et c’est bien la première fois de sa vie qu’il n’est pas lancé dans une quête. Même son amour pour Guenièvre a disparu. Taciturne est le mot qu’il lui conviendrait le plus. Aujourd’hui, il n’arrive plus à rire aussi facilement, à part quand il s’agit de moqueries. Pourtant, au fond, il ne demande qu’à retrouver les années de gloire et de prospérité de Camelot, lorsque tous les chevaliers de la Table Ronde étaient unis dans une même quête, et non en train de se déchirer, trahison après trahison.
Code:
RHEON Iwan [color=firebrick]○[/color] Mateo Lleogyr

Code:
[color=firebrick]°•.[/color] Arthur Pendragon


the story




    « Pour le Graal, j’ai bâti une forteresse, moi. Camelot, ça s’appelle. J’ai été chercher des chevaliers dans tout le royaume. En Calédonie, en Carmélide, à Gaunes, à Vannes, aux Pays de Galles. J’ai fait construire une grande table, pour que les chevaliers s’assoient ensemble. Je l’ai voulue ronde, pour qu’aucun d’entre eux ne se retrouve assis dans un angle, ou en bout de table. C’était compliqué, alors j’ai essayé d’expliquer ce qu’était le Graal, pour que tout le monde comprenne. C’était difficile, alors j’ai essayé de rigoler pour que personne ne s’ennuie. J’ai raté, mais je veux pas qu’on dise que j’ai rien foutu, parce que c’est pas vrai. »Alexandre Astier, Kaamelott, Livre V, Le retour du Roi, écrit par Alexandre Astier.





Vous connaissez sûrement cette histoire romanesque des Chevaliers de la Table ronde, du Roi Arthur et de son épée magique Excalibur, de la quête du Saint Graal et de son amour pour la reine Guenièvre. Cette histoire est peut-être une légende dans notre monde, mais dans un autre, c’est bel et bien la réalité…
Maintenant, installez-vous dans votre fauteuil, bien tranquillement. Calez votre tête confortablement entre vos coussins et laissez-vous conter l’histoire du légendaire Sanglier de Cornouailles.

Arthur Pendragon, avant même qu’il ne vit pour la première fois la lumière du jour, je savais qu’il était destiné à de grandes choses. En tant que druide, je sais reconnaître les signes que lancent les Dieux. Moi, Merlin, Enchanteur de Grande Bretagne, je sus aussitôt que le fruit de la nuit interdite entre Uther Pendragon et Ygerne de Cornouailles mettrait au monde le Breton le plus connu de l’histoire. Uther Pendragon était vile, cruel et sombre. Il avait mis son dévolu sur Ygerne, fidèle au Duc de Cornouailles qu’elle avait épousé. Les bonnes intentions auraient voulu que je n’intervienne pas lorsqu’Uther vint me trouver pour séduire Ygerne, mais je ne pouvais passer à côté de ce que cette fourberie engendrerait. C’était la volonté des Dieux après tout. Alors, je lui fournis le nécessaire pour qu’Uther Pendragon apparaisse sous les traits du Duc de Cornouailles à la délicate Ygerne. Cette nuit-là, la légende du Roi Arthur était en route.

Bien sûr, j’avais pris mes précautions. Je connaissais assez le caractère tyrannique du roi Pendragon pour avoir au préalable pris mes dispositions pour emmener son fils loin de lui dès sa naissance. Arthur devait être élevé loin, loin de son père et de la royauté, loin du luxe et des magouilles. Il devait vivre près du peuple, avec eux, être l’un d’eux. L’autre raison qui me poussait à l’extirper du château royal était sa divine destinée. Si Uther Pendragon avait eu connaissance du désir des Dieux, il aurait fait tout en son pouvoir pour anéantir Arthur. Son propre fils ne valait rien à ses propres yeux face à son pouvoir incontestable. Alors, lorsqu’arthur poussa son premier cri, j’étais là, sur le pas de la porte de la chambre royale pour récupérer Arthur. C’était un bébé fort, aux grands yeux curieux. Je pouvais déjà y voir la force qui le mènerait vers Camelot.

Quelques mois avant sa naissance, j’avais déjà choisi le couple qui lui servirait de parents C’étaient des paysans, comme bon nombre du peuple. Mais ils étaient valeureux et travailleurs. Je savais qu’à leur côté, Arthur serait élevé convenablement. Ils se chargeraient de lui transmettre les valeurs et la discipline qui ferait de lui un roi. De plus, ils avaient déjà un fils, qu’Arthur considérerait comme son père. C’est donc sous l’influence d’Hector et Flavilla que le jeune Pendragon passa les quinze premières années de sa vie. Mais avant cela, lorsqu’il n’eut que six ans, j’étais venu lui rendre visite. Je voulais m’assurer qu’il était le fils prodige que nous attendions tous. Pour ça, je l’emmenai au cœur du royaume, face à l’épée des rois. Une légende – bien faible mot d’ailleurs – voulait que celui qui retirait l’épée plantée dans un rocher, lui-même sur un socle, serait considéré comme l’élu des Dieux et deviendrait donc le roi. Je m’étais arrangé pour que personne, à part ses parents adoptifs et la belle Viviane, dame du Lac, n’assiste à la scène. Si l’existence d’Arthur venait aux oreilles d’Uther, je ne donnerais pas cher de sa peau. Je me souviens encore du petit Arthur, blotti contre moi, les yeux brillant. Je dus le porter et le soulever pour qu’il puisse toucher la garde d’Excalibur, l’épée des Rois. Des hommes de tous les pays, de toutes les contrées et de tous les continents étaient venus jusqu’à ce rocher pour tenter leur chance. Mais jamais, Ô grand jamais, l’épée n’avait remué d’un centimètre dans son rocher. Immobile, statique, elle semblait elle-même être faite de granit. Mais ce qui se passa ce jour-ci, avec Arthur fut bien différent. Dès que le bout de son petit doigt d’enfant rentra en contact avec la paume de l’épée, toute la lame s’illumina. Une lumière dorée filtrait à travers la roche et il ne fallut aucune aide au jeune Arthur pour sortir la relique magique de son fourreau de pierre. Mais doute était confirmé, c’était Arthur que les Dieux avaient choisi.
Malgré tout, il était bien trop jeune encore pour lui inculquer tout le savoir dont il aurait besoin pour l’avenir. C’est pourquoi ses parents adoptifs, qu’il appelait lui-même son Oncle et sa Tante, l’élèveraient encore comme leur propre fils jusque ses quinze ans.

L’âge de sa maturité et du commencement de sa destinée.
Entre temps, Arthur s’était élevé au rang d’écuyer, ne montrant aucun don particulier pour le travail de la terre. En fait, c’était même assez drôle à voir, ce gamin en train de se démener avec les charrettes et les grains à semer. Même si Arthur n’avait aucun souvenir du grand et vieux barbu qui l’avait arraché des griffes mortelles de son père, moi, je ne l’avais jamais quitté. Je marchais dans son ombre, dans ses pas, tous les jours et toute la nuit. Sa vie était devenue ma mission, ma raison de vivre. En prenant soin de lui à distance, j’assurai son destin divin et j’accédais au désir des Dieux.

Écuyer lui allait beaucoup mieux, bien qu’il ne soit toujours le plus doué pour cette tâche. Il était bien trop curieux pour se contenter de ce travail de main d’œuvre. Je le voyais qui lorgnait sur les bibliothèques qu’il rencontrait. À chaque fois qu’il voyait un livre, il était obligé de caresser la couverture d’un air envieux. Il avait appris à lire, bien sûr, c’était une des prérogatives pour lesquelles je le laissai chez ses parents adoptifs. Mais le petit en voulait toujours plus. Un intellectuel, je vous dis ! Un stratège ! Dès qu’il le pouvait, il s’enfermait dans un endroit tranquille pour dévorer les récits des chefs de guerre et les rapports des armées. Il me comblait de fierté, son destin était tout tracé et sans le savoir, il l’embrassait.


Avant d’aller plus loin dans notre récit, il était important de faire un point politique et géographique. Oui, je sais, ça peut semblait assez ennuyant, mais il est primordial dans savoir un peu plus. Ce que les habitants de notre chère Terre appelaient le royaume de Bretagne, était à l’époque situé dans le monde enchanté, à des années-lumière de Storybrooke. Ce n’était ni sur le royaume de Snow White ou de L’Evil Queen, ni au pays imaginaire, ni au royaume d’Arendelle. La Bretagne ou Britania était une île, au milieu de tous les continents. Une grande île cela dit ! Assez grande pour que de nombreux clans revendiquent le trône de tout ce lopin de terre. Assez grande pour que les chefs de clan soient en désaccord permanent. Car à l’époque, ces clans étaient désunis, se tirant dans les pattes en permanence pour avoir accès au trône qu’Uther Pendragon avait laissé sans héritier connu. En plus de l’anarchie totale, l’île était souvent victime de tentative d’invasion pour les royaumes voisins. Ainsi, pour trouver un semblant de cohésion, chaque année un festival et des compétitions de chevaliers étaient organisés sur Britania. En fait, ces festivités n’étaient pas bien utiles au climat de l’île, les chefs étant plus susceptibles les uns que les autres. L’année de ces quinze ans, Arthur participa à ces compétitions en tant qu’écuyer. Comme tous les ans, le festival avait lieu sur les terres sacrées de Bretagne, â côté du rocher mystique.

Je me souviens l’avoir regardé gambader dans les rues de loin. Il avait l’œil vif et la tête en l’air. Si en l’air qu’il oublia d’amener l’épée de son seigneur. Comme j’ai souri ce jour-là lorsque je compris que la volonté des Dieux allait enfin se concrétiser. Arthur était tombé nez à nez à l’épée qu’il lui était destiné. Sans passer par quatre chemins, Arthur empoigna la garde et retira d’un simple mouvement de bras l’épée du rocher. Cette fois encore, une lueur chatouillante émanant de l’épée dansa sur le visage du jeune Pendragon. Mais contrairement à la dernière fois, Arthur fut surpris par ce phénomène, alors que moi, je souriais allègre face à ce spectacle qui me réchauffait le cœur.
Je choisis ce moment opportun pour apparaître à ses yeux. Il fut encore plus surpris. Je n’ose pas raconter l’effet qu’eut ces retrouvailles sur moi. J’avais attendu patiemment pendant plus de dix ans pour me révéler à lui et lui parler de son destin. Je lui expliquais alors sa mission : unir les clans bretons dans une même quête. La quête du Graal. Il était peut-être un peu trop jeune pour comprendre toute l’importance de son avenir pour le territoire, mais il fut alerte et à l’écoute.

Ce jour-là, face à tous les chefs de clan réunis, Arthur peut se présenter, l’épée des rois à la main. Excalibur n’avait jamais autant flamboyé, même dans les mains des Dieux. Arthur était jeune et espiègle, il lui fallut un certain temps pour comprendre que sa vie allait prendre un tournant différent. Il ne retourna jamais chez sa famille adoptive. Peut-être l’une de ses grandes erreurs. Il était si excité par ce qu’il allait découvrir, mais toujours aussi humble et simple qu’Hector l’avait élevé. Je le pris donc en charge et continua son anciennement. Je lui appris toute l’histoire de son royaume. Bien sûr, il était bien trop jeune pour s’asseoir sur le trône, et son expérience était bien trop pauvre encore. Je pris donc la régence et lui fit faire ses classes. Arthur devait donc un soldat avant d’être chef de guerre. L’art du combat, le maniement de l’épée et la stratégie militaire n’avaient plus de secrets pour lui. Il se plaisait dans cette formation. Il était né pour cela.
Malin comme un singe, il apprenait vite, très vite. Plus le temps passait, plus il était conscient du poids qu’il avait sur les épaules. Pourtant, il n’aspirait pas à oublier son jeune âge. Il fallut à maintes reprises le rappeler à l’ordre. Maintenant qu’il avait conscience de son rang, il lui arrivait de fanfaronner devant la haute société et les jeunes damoiselles. Ah, les femmes, c’est à peu près cet âge qu’il fit la connaissance de leur douceur et de leur charme.

À dix-sept ans, et à quelques mois près de la fin de sa régence, Arthur vint me trouver un soir. Son air était grave. Il semblait avoir beaucoup réfléchi et dans l’éclat de son œil, je pouvais deviner l’objet de son tracas.

« Je suis bien le roi, c’est ça ? me demanda-t-il contrarié.
- Dès que la régence sera terminée et que tu auras 18 ans, tu auras accès au trône, lui répondis-je, les doigts entrelacés sous mon menton.
- Mais les chefs de Clan, ils ne me reconnaissent pas. La situation n’a pas changé depuis que j’ai récupéré Excalibur. Comment pourrais-je créer un pays où il fait bon vivre si chacun n’en fait qu’à sa tête ? Et le Graal, j’ignore comment le trouver, à quoi il ressemble. Les Dieux se sont peut-être trompés. »

Nous discutâmes longtemps ce soir-là. Arthur me fit part de son envie d’être un souverain modèle, d’être juste et bon. Il ne voulait pas répéter les erreurs et la cruauté de son père. Il voulait donner la chance à tous, de pouvoir se démarquer, d’atteindre l’honneur. Riches, paysans, chevaliers, soldats, artisans. Tout le monde avait le droit à sa chance. C’est ce soir-là que le royaume de Logres naquit, dans les mots et la volonté d’Arthur. Je reconnus le souverain lorsqu’il me pria de me rendre partout sur l’île, et même plus loin encore, pour recruter des gens envieux de s’investir dans la quête du Graal. C’est ce que je fis, dans tous les clans je me rendis pour chercher des futurs chevaliers. Pendant ce temps, je savais qu’Arthur avait comme projet de construire une cité imposante, symbole de l’unification des Clans. Camelot, c’était le nom qu’il lui avait trouvé. Et son projet ne s’arrêtait pas là. Une Table ronde serait dressée. Une Table où les chevaliers discuteraient de leur quête et de leurs exploits.

Mon voyage dura plusieurs mois. De nombreuses personnes répondirent à l’appel d’Arthur. Par ses capacités de stratège et de diplomate, il réussit à unir tant bien que mal les Clans. Les Clans fédérés ! Il avait sût montrer les avantages de cette unification tout en garantissant le patrimoine de chacun. Les heures de gloire de Camelot allaient commencer lorsqu’il s’assit sur le trône. À son côté, Lancelot du Lac, son bras droit et meilleur ami.

Mais Arthur restait jeune et envieux. J’aurais peut-être dû être plus ferme lorsqu’il l’a vit pour la première fois. J’aurais dû lui expliquer que cette femme le mènerait à sa perte. C’était lors d’un buffet organisé à Camelot qu’Arthur remarqua la belle et resplendissante Guenièvre, fille de Léodagan, chef de Clan. Je vis aussitôt qu’il avait placé son dévolu en elle, répétant l’action de son père Uther. Il parla toute la nuit à la jeune fille, faisant des ronds de jambe pour la séduire. Avant de se coucher, il m’annonça qu’il avait l’intention de la revoir. Un mauvais pressentiment m’avait envahi. Dès que je posais les yeux sur Guenièvre, mon esprit se troublait. Le Malin, le Malheur m’envoyait ses signaux. Mais Arthur était catégorique, c’est cette femme qu’il épouserait. Et c’est bien ce qu’il fit quelques mois suivant leur première rencontre. Arthur était fou d’elle, il ne cessait d’en parler, chantant la couleur de ses yeux, la douceur de sa peau ou la beauté de ses cheveux. Il n’avait d’yeux que pour elle, si bien qu’il ne vit pas qu’une autre personne louait avec autant d’intensité le charme de la reine. Lancelot était lui aussi épris de Guenièvre. À la différence d’Arthur, l’amour de Lancelot était vrai et fort. L’un de ses amours qui peuvent durer l’éternité. Celui d’Arthur était différent, fusionnel et ardent, mais éphémère. Quant à Guenièvre, je ne serais dire quel homme avait conquis son cœur. Peut-être les deux même.

Plusieurs années s’écoulèrent sans que la situation ne change pour autant. Les années de gloire de Camelot étaient bel et bien là. Tous les chevaliers de la Table ronde collaboraient avec entrain. Arthur s’était entiché de l’un d’eux, Perceval de Galles. Perceval était attachant, je dois dire. Il me rappelait Arthur dans ses plus jeunes années. Lui aussi avait été élevé dans une famille adoptive en campagne et son innocence et sa naïveté étaient amusantes. Arthur l’adorait, il passait beaucoup de temps à lui parler, à lui apprendre des faits divers et variés, à lui enseigner le maniement des armes. Lancelot restait son meilleur ami, mais Perceval avait une place tout aussi importante.

Les années sombres de Camelot finirent par arriver. L’amour est un sentiment très fort et destructeur. Arthur n’était pas un bon mari. Ses sentiments pour Guenièvre s’étaient estompés dans la routine de leur mariage. Comme diraient certains, Arthur courait les plumards. Ses maîtresses courraient les couloirs de Camelot, et la chose était sût de tous. Même le jeune roi ne s’en cachait plus. Guenièvre ne lui fit aucune remarque, que je sache. Elle acceptait la chose comme l’attitude de son mari était des plus normales. Une rumeur disait qu’Arthur ne jetait plus de regards à Guenièvre, qu’il ne partageait sa couche que pour dormir. C’était une femme blessait, j’en suis persuadée, qui trouva un jour Lancelot. Sans doute, le chevalier répugnait l’attitude de son roi vis-à-vis de la reine. Son ressentiment prenait le pas sur tout. Lui qui vouait une admiration sans bornes pour Guenièvre, il ne supportait pas de la voir bafouée de la sorte. Les tensions étaient de plus en plus fréquentes et de plus en plus fortes au sein de Camelot. Lancelot s’éloignait d’Arthur, mais ce dernier fidèle à leur amitié.

Petit à petit, Lancelot délaissa la table ronde, il se rapprocha dangereusement de Guenièvre et on entendit la rumeur d’un nouveau Clan indépendant. Les chevaliers commencèrent à prendre parti pour l’un ou l’autre. D’un côté, les partisans de Lancelot clamaient l’incompétence d’Arthus. Le Graal n’était toujours pas trouvé, les chevaliers partaient chacun de leur côté et il déshonorait sa propre femme. De l’autre, Lancelot était perçu comme un traitre et un infidèle. Lorsque l’on mit en garde Arthur sur le cas de Lancelot, le roi ne cessait de clamer que Lancelot restait son ami, et qu’il n’avait attaché personne à la Table ronde. Chacun était libre de faire ce qu’il souhaitait. Cette phrase ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd. Emportant Guenièvre avec lui, Lancelot quitta Camelot. Moi-même je ne peux pas expliquer ce qui s’était passé dans la tête du chevalier errant, mais il n’était plus le même. Chacun pouvait attester de la haine qu’il ressentait pour Arthur et tout ce qu’il avait construire. Il clamait haut et fort que Camelot n’était plus qu’une auberge remplie d’incapables, que la Bretagne allait être dissoute par l’incompétence d’Arthur et que le royaume de Logres allait éclater.

Cette trahison ébranla Arthur. Là où tous ses fidèles voulaient régler son compte à Lancelot, Arthur leur interdisait. Il ne voulait pas y croire. Le souvenir de son amitié était beaucoup trop intense, trop fort. Et Guenièvre… cette pensée lui faisait encore plus mal. Elle se voyait en mari trahi, comme il l’avait trahi, elle. La culpabilité lui tombait dessus. Il comprenait son erreur, sa cupidité et à vrai dire, je sais qu’il s’en voulait. Il aurait pu régler la situation proprement au lieu de cela il avait laissé la situation s’envenimer. Mais Arthur ne voulait toujours pas intervenir alors que Lancelot commençait à regrouper ses propres troupes armées. Arthur y croyait encore, le Chevalier du Lac allait se reprendre. Certains disent que Lancelot était possédé par un démon, que l’ennemi des Dieux en personne le contrôlait pour ruinait le destin d’Arthur et la quête du Graal. Je laisse tout cela au mystère. Toutefois, la rage de Lancelot ne s’éteignait pas, bien au contraire. Il en vint même à attaquer le royaume.

« Je vais aller au combat, annonça un jour le Sanglier de Cornouailles aux quelques chevaliers qui lui restait. Je vais y aller et le forcer à me parler. Je suis sûr que si j’arrive à avoir une conversation avec lui, il retirera ses troupes.
- Sir, c’est bien trop risqué, c’était exclamé le seigneur Bohort, suivit de près par les récriminations de ses homologues
- Je vous suivrai Sir, annonça humblement Perceval. »

Arthur opina et ce fut avec Perceval qu’il se rendit sur le champ de bataille. Il ne lui fallut guère longtemps pour repérer celui qu’il cherchait. Il essaya de se rapprocher de la manière la moins menaçante possible. Au pied de Lancelot, il ne put ignorer la rage qui l’animait. Il se défendit à chaque coup de son ami, sans jamais l’attaquer pour autant. Entre chaque souffle, Arthur priait le chevalier de bien vouloir l’écouter, de faire une trêve, mais rien n’y fit. Avec acharnement, il frappa Arthur. Pour moi, ce fut la fin de la divine destinée du Roi Arthur, Lancelot n’avait plus qu’à donner le coup de grâce, Arthur n’ayant pas voulu riposter avec Excalibur. C’est pourtant avec cette épée à la main que Perceval prit place entre les deux guerriers. Et à la place d’Arthur, ce fut lui qui se prit la lame en pleine poitrine.

Le corps de Perceval tomba sur celui d’Arthur. Peut-être satisfait du malheur du Roi, ou alors à cause des pertes importantes dans son armée, Lancelot se retira. De loin, j’avais assisté à la scène. Lorsque tous les ennemis furent partis, je m’approchai et je puis le voir. Arthur, le visage peinturé du sang de Perceval, ses larmes dégoulinant sur ses joues. Il tenait le corps de son protégé entre ses bras. Ils hurlaient à la mort. Lancelot n’aurait pas pu lui faire plus mal. Jamais je n’avais vu un homme aussi blessé, aussi déchiré, aussi anéanti. Dix Guenièvres aurait pu le tromper qu’il n’aurait pas été aussi détruit. Perceval, mort dans ses bras semblaient regarder avec fierté son Roi. Son unique et incroyable Roi…

La guerre était déclarée. Les forces de Camelot n’allaient pas être suffisantes face aux Clans qui se rebellaient, les uns pour Lancelot, les autres pour un quelconque chef.

« Il nous faut des renforts. Si on envoie un message à la reine d’Arendelle, nous pouvons peut-être encore obtenir assez d’hommes.
- Elsa est une souveraine dure, rien n’est dit qu’elle nous viendra en aide, surtout si on n’a rien à lui offrir en retour. Et puis, c’est bien trop loin, même si elle consent à nous fournir des hommes, ils n’arriveront certainement pas à temps.
- Faites ça, intervint Arthur, nous n’avons pas d’autres choix de toute façon. En attendant, je partirais aux trousses de Lancelot. Si on coupe sa tête, le monstre ne pourra plus bouger. Un message des informateurs nous informe qu’il s’est réfugié avec Guenièvre au royaume de Snow White.
- Snow White ? Mais le royaume est au joug de Régina !
- Justement, il profite de la confusion pour passer inaperçu et conduire ses troupes à distance. Je vais m’y rendre pour mettre fin à cette guerre stupide une fois pour toutes.
- Tu ne peux pas aller là-bas, avec les soldats de Régina, c’est bien trop risqué. Elle tient le château apparemment, on dit même qu’elle menace de maudire tout son royaume.
- Peu importe, tant que Lancelot y passe, je me fiche de ce qui peut arriver à côté. »
Il n’avait rien à dire d’autre, Arthur prit aussitôt la route. Mais la menace de cette malédiction n’était pas qu’une rumeur. Arthur n’avait même pas eu le temps de voir le château royal, qu’une épaisse fumée violette l’encercla. Mon récit s’arrêta là. C’est dans le lit de sa reine Guenièvre qu’il se réveilla.

Storybrooke, de nos jours.

Mateo Lleogyr, anciennement Arthur Pendragon. Il n’est plus roi, il n’est plus rien. Il passe son temps à fuir sa femme. Lorsque les souvenirs de son ancienne vie lui sont revenus, il a sombré dans une profonde dépression. Et il y ait encore. Toutes les nuits dans son sommeil, il revit la trahison de son meilleur ami, la mort de Perceval et le chaos de son royaume. Il n’est pas arrivé à temps pour couper la tête de Lancelot et c’est bien ça qui le ronge le plus. Ce rat est toujours vivant et ne paye pas de ses crimes. Mais en plus de devoir supporter cet affront, Mateo s’est réveillé marié à une femme qui n’est autre que Guenièvre. Son anneau sert beaucoup trop sa phalange pour qu’il ne l’enlève et il ne peut qu’éviter de la croiser le plus possible. Pourtant il est obligé de la confronter à de nombreuses reprises. La relation est plus que tendue, mais ils restent ainsi, sans savoir vraiment pourquoi.

Dans ces heures les plus sombres, Arthur s’enferme et contemple Excalibur. La belle épée des Dieux ne flamboie plus. Elle ne scintillera plus jamais il en est sûr. Il n’est plus rien dans ce monde, et surtout pas l’élu d’un quelconque Dieu. Le Graal ? Le Graal est tantôt une utopie, tantôt une machine de guerre invisible. Il pourrait continuer sa recherche, mais à quoi bon. Une partie de ses chevaliers est restée coincée à Camelot. Ils sont sans doute morts à l’heure qu’il est. Il n’ose imaginer l’état de son royaume.

Pour occuper ses journées, soit Arthur se transforme en rat de bibliothèque et renoue avec la passion de son enfance, soit il oublie son destin risible dans l’alcool, soit il aide quelque peu à Storybrooke. Chevalier de Storybrooke ! Si ce n’est pas ridicule. Au moins, il se montre de temps en temps utile. Par exemple, il a aidé lors du tremblement de terre. Mais cela ne lui permet pas d’oublier.

Il traîne, encore et encore. Mais récemment, quelque chose à changer. Il a cru le voir. Ses cheveux clairs, ses yeux tout aussi clairs. Non, ce ne peut être que folie. Perceval ne peut pas être ici, pas à Storybrooke. Il est mort en noble chevalier de Camelot. Rien ni personne ne pourrait changer ça, pas même Merlin. Arthur aimerait tant le rejoindre, sur l’île d’Avalon.



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Je me présente, je m'appelle je vous laisse deviner mais on me connait plutôt sous le nom de nan mais si je le dis c'est trop facile et je suis âgé(e) de c'est mal poli de demander voyons ans. J'ai trouvé ce forum sur grâce à quelqu'un qui se reconnaîtra peut-être et je le trouve Rien à redire, je l'expérimente déjà. Pour finir, Vive la Grande Bretagne !.


créée par sweet peach



Dernière édition par Mateo Lloegyr le Mar 21 Juil - 20:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Eh bien, c'est l'histoire d'un petit ourson qui s'appelle… Arthur Lun 20 Juil - 19:41

Oh ! Excellent choix de personnage ! Je te souhaite la bienvenue cher Arthur ! J'espère que tu te plairas bien par ici. Smile

Bon courage pour ta fiche et n'hésite pas à demander de l'aide si tu as du mal avec le contexte. Il me tarde de te lire en tout cas ! Wink

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MessageSujet: Re: Eh bien, c'est l'histoire d'un petit ourson qui s'appelle… Arthur Lun 20 Juil - 19:45

Magnifique citation de Kaamelott, je t'aime déjà

Bienvenue chez nous petit psychopathe j'espère que tu te plairas ici ;3

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MessageSujet: Re: Eh bien, c'est l'histoire d'un petit ourson qui s'appelle… Arthur Lun 20 Juil - 20:37

Merci beaucoup à vous deux <3 Il n'y a pas de doute que je m'y plaise ^^

Kaamelott, c'est la vie ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Eh bien, c'est l'histoire d'un petit ourson qui s'appelle… Arthur Mer 22 Juil - 17:14


Bienvenue sur le forum
Il est l'heure pour toi d'écrire ta destinée


Nos derniers conseils :

Bienvenue. C'est une bien jolie fiche que tu nous as concoctée là. Tout est nickel pour moi ! C'est même très bien écrit ! Tu as crée un personnage très intéressant, profond et touchant. Tu as même pensé à justifier l'existence de ton personnage par rapport au contexte de la série originale et du forum. Chapeau bas ! Pour ton groupe je réfléchis encore...
Te voilà prêt à te lancer dans la grande aventure qui te mènera peut-être à la recherche du fameux lapin blanc. Les membres du staff sont très fiers de toi et peut-être un peu inquiets car de grandes étapes t'attendent encore. Voici leurs derniers conseils.

Pour partir à l'aventure, il est important d'avoir des compagnons de route ! Nous pouvons t'assurer que beaucoup de monde se dressera sur ton chemin en tant qu'ami ou en tant qu'ennemi. Nous t'invitons à aller à leur rencontre dans les fiches de liens. Tu peux d'ailleurs aussi leur donner des rendez-vous sous un bel arbre en te rendant dans les demandes de rp.

Il arrive parfois que des grands événements soient lancés sur le forum ou qu'une annonce de la plus haute importante soit faite ! Ne prends pas le risque de la louper et rends toi régulièrement dans le coin Administration.

Entre deux actes de bravoure, nous t'invitons à discuter et te détendre avec les autres membres dans la partie Flood du forum. Tu peux également passer sur la chatbox.

Ton portable sonne ? Je vois que tu es dans l'air du temps et le forum aussi tente de faire la même chose. Nous avons même notre propre Tumblr N'hésite pas à nous montrer tes découvertes.

La pub c'est important ! Pour faire connaître le forum, nous t'encourageons à voter pour les tops sites qui se trouvent sous les formes de lapins de la page d'accueil. Tu peux aussi nous retrouver sur la fiche de PRD. Si tu apprécies le forum, fais le savoir !

Il est temps pour toi de tracer ton chemin.
Bonne chance !




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MessageSujet: Re: Eh bien, c'est l'histoire d'un petit ourson qui s'appelle… Arthur Mer 22 Juil - 17:50

Merci beaucoup pour tous ces compliments
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MessageSujet: Re: Eh bien, c'est l'histoire d'un petit ourson qui s'appelle… Arthur Mer 22 Juil - 18:47

Un peu de retard, mais rebienvenue Wink

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MessageSujet: Re: Eh bien, c'est l'histoire d'un petit ourson qui s'appelle… Arthur Mer 22 Juil - 18:53

Merci beaucoup Zelena Very Happy
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PNJI'm the Master


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MessageSujet: Re: Eh bien, c'est l'histoire d'un petit ourson qui s'appelle… Arthur Mer 22 Juil - 21:23

De rien ! Wink
Bon bah du coup on inaugure un nouveau groupe : Lion Heart, pour ceuix qui suivent leur DEVOIR. WELCOME ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Eh bien, c'est l'histoire d'un petit ourson qui s'appelle… Arthur

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Eh bien, c'est l'histoire d'un petit ourson qui s'appelle… Arthur

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